Le Premier Empire

Les Grognards d'Ollainville

C'est un document de mars 1858 qui permet de recenser quelques militaires d'Ollainville, grognards du premier empire, acteurs de nombre de combats de Napoléon 1er. II s'agit d'une liste, assortie de renseignements sur les anciens militaires de la République et du 1er Empire de la commune d'Ollainville (archives communales). Cette liste propose d'attribuer la Médaille de Saint-Hélène à de braves militaires, dont les plus jeunes sont, à l'époque, sexagénaires. Ce qui fut fait le 2 mai 1858, par le maire d'Ollainville un certain Meunier (maire de 1853 à 1865).

La Médaille de Saint-Hélène avait été créée le 12 août 1857 et frappée à 300.000 exemplaires, avant d'être remise à tous les militaires français et étrangers des armées de terre et mer qui avaient combattu sous les drapeaux français de 1792 à 1815.

L'état de 1858 est le suivant :

1er - Gaunoux, J.-B., entré au service en 1808, le 4 avril, d'abord dans le train des Équipages, blessé à l'affaire Wagram, été ensuite incorporé dans le train d'Artillerie de la Garde Impériale, 1er Bataillon, même armée ; a fait la campagne d'Espagne 1808 et celle d'Allemagne en 1809, rentré à Ollainville en 1811.
2e - Gaunoux, Louis, entré au service le 1er janvier 1814 dans le 1er Régiment des "Flanqueurs" de la Garde, 4e Compagnie, rentré à Ollainville le 2 avril 1814.
3e - Treille, Spire, père, entré au service le 1er mai 1813 dans le Bataillon de Seine-et-Oise, rentré à Ollainville le 22 juillet de la même année.
4e - Marchaudon Charles, François, père, entré au service le 2 janvier 1813 dans le 2e Régiment de Cuirassiers, 3e escadron, rentré à Ollainville le 1er avril 1814 et devenu aveugle aussitôt.
5e - Alluart Georges, Vincent, entré au service le 20 février 1812 dans le 27e Léger, carabinier, du 4e Bataillon, Chevalier de la Légion d'honneur, reçu 2 blessures, rentré à Ollainville le 10 janvier 1816.
6e - Plessis, Claude, entré au service en 1809, dans le 1er Bataillon de S.-et-O., comme garde mobile, rentré à Ollainville en 1810.
7e - Danger, Jean-Baptiste, entré au service en janvier 1814 comme garde national dans le Bataillon de S.-et-O., rentré à Ollainville dans la même année.
8e - Gaunoux, Jacq. François, entré au service en 1813, dans le 134e Régiment d'infanterie de ligne, 6e bataillon et 6e compagnie de voltigeurs, reçu 2 blessures, rentré à Ollainville en 1815.
9e - Barré, François, entré au service en 1813, le 10 novembre dans le 34e Régiment de Léger d'abord, ensuite dans le 4e Léger, 3e bataillon, 1re Compagnie, a reçu 2 blessures dont une à Waterloo et l'autre en Champagne, rentré à Ollainville en avril 1815.
10e - Bouché, Étienne, entré au service le 2 février 1814 dans le 6e Régiment d'Artillerie à pied, rappelé dans les Cent-jours pour le 1er Régiment des Lanciers de la Garde, en qualité de maréchal-ferrant, rentré à Ollainville après l'affaire de Waterloo.
11e - Labbé, Pierre, Denis, entré au service en août 1809 comme garde mobile dans le 1er Bataillon de S.-et-O., rentré à Ollainville en 1810.
12e - Tripier, Jacq. Pierre, entré au service en 1807 dans le 7e Voltigeurs de S.-et-O. et en 1815, rentré le 15 mai dans le 2e Bataillon de S.-et-O., rentré à Ollainville après l'affaire de Waterloo. (Archives communales d'Ollainville) (R. D. 1971).

L'épopée napoléonienne et ses victimes.

Raymond Devevey a recensé les victimes laissées en chemin par les troupes impériales, natives d'Ollainville :

  • Piffret, Hôpital de Madrie. Le 4 janvier 1810 est décédé Piffret, Robert, Charles, fusilier à la 2e Cie, 3e Bataillon du 75e Régiment d'infanterie de ligne, fils de François Piffret et de Marie-Reine Piffret demeurant à Ollainville.
  • Bourgeron, Joseph, 40 ans, est décédé le 3 janvier 1812 à l'hôpital de Plaisance à la 4e Cie du 9e Bataillon des Équipages militaires, engagé volontaire du légitime mariage de Mathurin Bourgeron, vigneron à Ollainville et de Marie-Anne Page, son épouse.
  • Chardron, Pierre, Cyprien, 20 ans, du 32e Régiment inf. de ligne, 5e Bataillon, 3e Cie, né le 19 novembre 1793 domicilié chez ses parents à Carentan (Manche) est décédé à Ollainville par suite de maladie de militaire blessé venant de l'armée (sic).
  • Militaire inconnu. Cejourd'huy 25 février 1814 est décédé un militaire, du 93e Régiment d'infanterie revenant de Choisy, par Orléans, mort à la Roche, Commune d'Ollainville, n'ayant trouvé aucun papier qui indique le nom de sa naissance (sic), ni le Régiment auquel il appartient n'ayant d'autre indice qu'un bouton à sa veste portant le numéro 93.
  • Dautier, François, Laurent, né le 20 novembre 1789 à Ollainville, carabinier au 5e Régiment d'infanterie légère, entré au service le 6 novembre 1809 est mort par suite de blessure à l'hôpital de Saint-André à Bordeaux le 14 mars 1814.

Divers

Le 29 août 1806 les archives d'Ollainville font état du décès de Jean-Baptiste Thomas d'Annery 62 ans, ancien consul et commissaire général de France, membre de la Légion d'honneur, propriétaire à Ollainville.



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Source :
Pages d'histoire à Ollainville "Un village de l'Essonne à travers les siècles" par Georges SOLOVIEFF, avec son aimable autorisation.
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