L'école à travers les siècles

L'Histoire de l'école à Ollainville se confond jusqu'à la création de la commune en 1792 avec celle de Bruyères. On note l'apparition d'une première école à Bruyères-le-Châtel au 17e siècle. C'est naturellement à l'époque une école confessionnelle.

La première école religieuse de Bruyères fut fondée en 1670 par Mme Charlotte de Lespinette-Lemairat, veuve de Jean-Louis de Lespinette-Lemairat dans une maison disparue, sise rue des Garennes et dite "La maison de ville", elle devait servir à la fois d'hôpital et d'école. La maison mère, était située faubourg St-Lazare à Paris, et les religieuses étaient dites "Filles de la Charité".

Voici 3 noms de ces sœurs qui nous ont été conservés :

1732 à 1793 : Mère Marie-Madeleine Marcilly. Elle était à Bruyères depuis 61 ans.
1793 : Marie Alliaume.
1793 : Marie Demoy.
Elles quittèrent Bruyères à cette date.

Deux actes archivés à Bruyères-le-Châtel mentionnent des "Maistreses d'eschole" dès cette époque à Ollainville :

1672 : Le vingt sixième may mil six cent soixante et douze a esté baptisée Jacqueline, fille de Pierre Goÿer, vigneron, demeurant à Ollainville, et de Françoise Gudinet. Le parrain a esté Jacques Delamain, maistre d'escole de ce lieu (Bruyères), la marraine qui a donné le nom â esté Anne Sigogne, maistresse de l'eschole Ollainville, lesquels ont signé :

Delamain - Sigogne

1677 : Le 3 août 1677 â esté inhumée dans le cimetière de Bruyères-le-Châtel, Marie-Noël, maistresse d'eschole à Ollainville, âgée d'environ 61 ans. (Archives communales de Bruyères-le-Châtel)

De 1793 à 1819, fonctionnèrent des écoles laïques mixtes, avant de céder la place à des établissements religieux sous la Restauration, que fréquentèrent longtemps les petits Ollainvillois.
1819 : En 1819, installation par Mme la Duchesse d'Angoulême des Sœurs de Saint-Paul de Chartres.
1868 : Des Sœurs de la Congrégation des Filles de la Croix, dites Sœurs de Saint-André, dont le siège est à Piné (Vendée), furent installées par le Baron Charlet.

En voici quelques-unes à notre connaissance :

1868 - 1899 : Mère POIRIER, dite sœur Saint-Jules
1886 - 1888 : Sœur ARKWRIGHT
1887 - 1896 : Sœur CHOUTEAU
1889 - 1896 : PINEAU, directrice de l'école maternelle
1891 - 1896 : FOURNET
1895 - 1896 : LEFEVRE
1897 - 1898 : DUCLOS
1897 - 1903 : VILESPY
1899 - 1905 : DERRE

1794 : Antoine Favereau premier instituteur

La monographie rédigée en 1899 par M. Petit instituteur à Ollainville, permet d'établir les débuts de l'instruction publique dans notre commune :
"II n'existe aucune trace de l'enseignement dans la commune d'Ollainville avant 1794. On trouve à la date du 20 vendémiaire an III sur le registre des délibérations :
"Par devant nous Maire et Officiers municipaux et agent national et membre du Conseil général de cette commune, s'est présenté vers devant nous le citoyen Antoine Favereau, instituteur, qui a été nommé et reçu d'une voix unanime par le Conseil général de cette commune. En foi de quoi les citoyens de cette commune l'ont reçu moyennant qu'il fasse son devoir et qu'il soit exact à faire son devoir ".

II n'est question ni du local, ni de la rétribution due par les élèves.

L'instituteur était à la fois secrétaire et percepteur, car il y a plusieurs délibérations signées Favereau percepteur provisoire, et le 25 fructidor an IV l'assemblée générale de la commune lui alloue un denier et demi par livre pour avoir dressé les rôles de l'an III et de l'an IV. On ne trouve rien qui indique à quelle époque il a quitté l'école. En l'an V, sur les registres de l'état civil, il prend titre de percepteur. Ce n'est qu'en 1805, au mois de juillet, que nous trouvons Jean-Baptiste Chevau, instituteur à Ollainville, âgé de 54 ans, comme témoin dans un acte de mariage. II n'y a aucune trace de l'arrivée et du départ de cet instituteur.

Comme cet ouvrage le relate plus loin, Ollainville resta longtemps sans école. En 1817 le Conseil Municipal accorde 50 F pour le logement du maître d'école de Bruyères-le-Châtel, qui participe à l'instruction publique des enfants d'Ollainville.

Les plaintes des Dames de la charité

Le 16 mars 1821, nous trouvons trace d'une dame Verney institutrice à Ollainville. Nous trouvons une plainte contre cette dame parce qu'elle a des enfants de Bruyères. Voici la note envoyée à Monsieur le Maire d'Ollainville le 8 octobre 1822 par le secrétaire du Comité de l'Instruction Publique du Canton d'Arpajon.

"Dans la séance du 19 juin dernier, Monsieur Carre a fait part au Comité que l'institutrice d'Ollainville recevait des enfants de la commune de Bruyères, ce qui était inconvenant sous plus d'un rapport, particulièrement en raison de la distance d'une commune à l'autre, ainsi que de la différence des sexes, le Comité pénétré des inconvénients qui pouvaient en résulter, a arrêté qu'il serait fait défense à la maîtresse d'école d'Ollainville de se charger des enfants de la commune de Bruyères... Et d'après le rapport que Monsieur Carre a fait dans la séance d'hier, elle continue à recevoir plusieurs enfants des deux sexes de la commune de Bruyères. Le Comité me charge, Monsieur de vous écrire pour vous prier de faire cesser cet abus".

II y avait depuis 1819 une école tenue par les dames de la charité à Bruyères et il est très probable que c'est sur leurs plaintes que Monsieur Carre, Maire de Bruyères fit cette réclamation au Comité.
Ce qu'on a parfois appelé la querelle public-privé ne date donc pas de notre époque, ni même des origines de l'école laïque et obligatoire, chère à Jules Ferry !

25 élèves en 1821

On trouve, vers 1821, mais le document n'est pas daté, une notion demandée par Monsieur le Préfet sur les institutions primaires de la commune. On voit qu'il n'y a qu'une seule école dirigée par Clausse Marie-Thérèse, femme Verney, qui tient les enfants des deux sexes jusqu'à l'âge de 10 à 12 ans, qu'elle enseigne à lire dans les livres de piété, à écrire et le calcul des premières règles; que les élèves sont au nombre de 25 ; qu'il est alloué à l'institutrice 50 francs pour indemnité de logement; que l'institutrice a une bonne conduite et en sait suffisamment pour les enfants en bas âge qu'elle a ; que les enfants vont assidûment à l'école, qu'ils sont instruits dans leurs devoirs religieux et profitent bien de l'instruction, que quelques uns se distinguent par leurs progrès.

II y a en 1883 un comité local d'instruction composé de 5 membres, y compris Monsieur le Maire.

Le choléra à l'école !

Vers 1827 l'école devait être dirigée par sieur Beauvais. En 1831 la commune alloue 130 francs pour le traitement de l'instituteur, et 20 francs pour son logement. Le 13 avril 1832, le conseil établit une maison de santé dite ambulance, composée de 5 lits, qui est située dans une des pièces dépendant du logement de l'instituteur pour soigner les malades qui seraient atteints de choléra. Le 18 août 1833 le Conseil alloue à l'instituteur ce qui lui avait été alloué l'année précédente pour traitement, et décide de continuer la location de la maison dans laquelle il tient sa classe et a son domicile actuel jusqu'à nouvel ordre.

Le 1er décembre 1834, on voit sur le registre des délibérations :

"notre Conseil entendu sur différentes plaintes portées contre l'instituteur, a été d'avis unanime que ledit instituteur ne pouvait rester ni tenir l'école de la commune, attendu son incapacité notoire, et que pour le changement de la maison de l'instituteur, le conseil a été d'avis unanime de continuer jusqu'à nouvel ordre la même maison, mais que cependant il s'en occuperait incessamment ".

3 francs pour le poêle

Le 7 février 1835 on lit : sur une demande qui nous a été faite par le sieur Barbaraux, instituteur...

Le Conseil : vu la demande formée par Jean Aubin Barbaraux, instituteur primaire, né à Ollainville le 14 juin 1789; vu les pièces d'appui :
1) Le brevet de capacité pour l'enseignement primaire 3e degré, en date du 25 mai 1821
2) Le certificat de moralité, délivré le 17 décembre 1834, par le Maire de Mareil-sur-Mauldre
3) Et plusieurs autres pièces et certificats, constatant la bonne conduite et la capacité du demandeur, le présente au comité d'arrondissement à l'effet d'être nommé instituteur communal de la commune d'Ollainville.

L'imposition pour l'instruction primaire s'élève en 1836 à 330 francs. Le 15 février 1837 sur la demande de l'instituteur; le conseil vote l'achat d'une cloche pour appeler les élèves de l'école aux heures usitées.

Le 15 novembre, il est question de l'acquisition d'un bâtiment pour l'école. En février 1938, il y a 11 élèves indigents, dont la commune paie le mois d'école. En mai, on accorde à l'instituteur 20 francs pour le secrétariat de mairie.

En 1840 le 9 février, on paye 3 francs à l'instituteur pour frais de ramonage du poêle de l'école, et le prix d'un mètre pour la démonstration du système métrique.

Des volailles à l'école

Jusqu'ici l'école appartenait à l'instituteur ou était louée par lui. En mai 1840, le Conseil décida l'achat d'une maison d'école, moyennant quatre mille francs, mais l'année suivante, il loue la même maison 160 francs par an, sous la condition qu'une cloison qui existe dans la salle où l'on doit faire l'école sera abattue. En août 1841, il maintient la rétribution à payer par les élèves à 1,50 francs pour les élèves les plus avancés, et 1 franc pour les autres. 10 enfants indigents sont autorisés à fréquenter l'école sans payer de rétribution. En 1842, l'école est fréquentée par 27 élèves. Le nombre des enfants en âges de la fréquenter est de 32. Le taux de la rétribution est fixé à 1,25 F pour tous les âges, six élèves seront admis gratuitement. Le Conseil vote encore l'acquisition de l'école, mais ne veut faire aucun frais d'appropriation, disant que la maison peut encore très bien servir dans l'état où elle est. En novembre 1842, les pièces d'acquisition de l'école ayant été renvoyées par Monsieur le Sous-Préfet, considérant qu'il fallait faire une dépense de 6000 francs au moins pour l'acquisition et l'appropriation de l'école, le Conseil refuse de s'engager à cette dépense, et décide d'en faire la location pour 6 ou 9 années. La même année le Comité Cantonal adresse à Monsieur le Maire les observations suivantes sur l'école : Les élèves qui écrivent n'ont qu'une seule et même table trop étroite, et se trouvent vis-à-vis les uns des autres, ce qu'il leur fournit l'occasion de fréquentes distractions qu'il importe d'éviter, ils se trouvent tellement rapprochés que leurs haleines se confondent, vice extrêmement grave, pouvant altérer leur santé. De plus, une porte ouvrant dans l'école, communique à une pièce ou la femme de l'instituteur élève des volailles dont elle fait le commerce. II y a lieu de penser que cette femme va soigner ces volailles pendant la tenue des classes, et passe dans la salle d'études, ce qui n'est pas convenable.

1844 : 23 élèves dont 5 indigents

En 1843 la maison d'école est louée au prix de 200 francs. Elle se compose d'une salle de classe, une cantine, une chambre, une salle de mairie et un corps de garde, le tout au rez-de-chaussée. Le sieur Rochon, propriétaire, doit faire de nombreuses améliorations à ses frais. II y a 28 élèves dont 6 indigents. En 1844, il y a 23 élèves dont 5 indigents ; en 1845, 22 élèves dont 6 indigents ; la rétribution est fixée à 1,50 franc au-dessus de 6 ans, et 1 franc au-dessous. Une note de Monsieur le Sous-Préfet, demande le renouvellement du mobilier scolaire d'après un rapport de Monsieur l'Inspecteur qui s'exprime ainsi :
"le logement de l'instituteur se compose de deux pièces, sans cave ni jardin, ni eau. La classe a 7 m sur 5 m pour 25 élèves. Elle est grande; bien aérée et en bon état. Le mobilier est ancien, les tables à double talus sont à renouveler, cartes, tableaux et livres insuffisants. L'instituteur capable et intelligent ne peut donner l'enseignement exigé, attendu l'insuffisance du mobilier".

Le Conseil ajourne les travaux nécessaires faute de ressources. En 1849, il n'y a plus que 13 enfants fréquentant l'école sur 25. En 1852, l'instituteur a un traitement de 600 francs y compris la rétribution scolaire. Il reçoit 100 francs pour la mairie. De 1853 à 1856, l'école est dirigée par Monsieur Tourneur François. En 1856-1857 par Monsieur Lieutaud Charles, François, Ernest, âgé de 22 ans et installé le 9 mai. Le 14 mai 1857, installation de Testart Louis, né à Liancourt le 8 janvier 1836. Cet instituteur fut nommé à Egly le 25 novembre 1857, et ne fut remplacé que le 10 mai 1858 par Gros Désiré, Alexandre, Théodule, né le 20 octobre 1838 à Gournay (Oise), qui donna sa démission presque aussitôt. Le sieur Auvert, instituteur public à Angervilliers le remplace par arrêté préfectoral du 22 décembre 1858. Le 9 septembre 1861, le sieur Fortune Jean, Mathias, est nommé à titre provisoire instituteur, en remplacement du sieur Auvert.

En 1863, Fauquest Oscar, est nommé également à titre provisoire, et définitivement installé le 1er janvier 1864. Il fut remplacé le 1er avril 1867, par Monsieur Hurrier Vincent, Polycarpe, qui resta à Ollainville jusqu'au 15 mars 1885. Monsieur Guibout lui succéda du 15 mars 1885 jusqu'au 1er octobre 1896, et fut remplacé par Monsieur Petit Albert, Paul, l'instituteur actuel.

En 1859 le traitement de l'instituteur est porté à 700 F. II reçoit 5 enfants indigents.
La rétribution scolaire est de 1,75 francs et 1,25 francs.

1868 : Construction de la Mairie-Ecole

Enfin en 1866 le Conseil Municipal d'Ollainville présidé par Pierre-Auguste Pomme, décide de faire construire une Mairie-Ecole. Ce sera fait en 1868.

La même année l'instituteur Fauquest Oscar, organise un cours d'adultes pour lequel la commune lui alloue 50 francs. En 1870, l'instituteur secrétaire de mairie, reçoit un traitement de 1700 francs, y compris la rétribution scolaire. Neuf enfants sont admis gratuitement.


 Mairie-école d'Ollainville

Mairie-école d'Ollainville

1881 : Fournitures gratuites

En 1871, le traitement de l'instituteur est porté à 1900 francs. En 1872, il est de 2100 francs. En 1875 on compte 23 enfants indigents à l'école ; le traitement est de 2600 francs. En 1878 fut achetée la bibliothèque scolaire. En 1879 on construit une buanderie et un bûcher à l'école. En 1881 le Conseil décide que les fournitures classiques seront fournies gratuitement à tous les élèves. La distribution de prix est supprimée, mais une somme de 70 francs est votée pour donner des livrets de Caisse d'Épargne aux meilleurs élèves, ce qui existe encore aujourd'hui (1995). En 1882, création d'une Caisse des Écoles pour laquelle la commune vote une somme annuelle de 50 francs. En 1884, suppression du supplément de l'instituteur (1500 francs). Ce supplément est accordé de nouveau à Monsieur Guibout, le nouvel instituteur en 1885.

38 élèves en 1899

La monographie de M. Petit, instituteur à Ollainville en 1899, dresse le tableau suivant de l'école communale à la fin du siècle dernier :
"Actuellement, l'école suit le programme et l'emploi du temps officiel. L'école compte 38 enfants (filles et garçons). Chaque année des enfants sont présentés au certificat d'études et l'obtiennent : 3 en 1897, 2 en 1898, 2 en 1899. L'école est prospère et très bien installée. En dehors des tables qui laissent à désirer, l'installation matériel est excellente. Le cours d'adulte existe toujours; des conférences avec projection sont faites pendant l'hiver et intéressent vivement les habitants. L'instituteur profitera de ces conférences pour instituer, si possible, en 1900, une mutualité scolaire dans la commune. Les jeunes gens qui ont quitté l'école font de nombreux emprunts à la bibliothèque scolaire pour laquelle la commune vote chaque année une subvention de 50 francs".
Ollainville, le 24 septembre 1899 L'instituteur Petit Albert, Paul (Archives de Seine-et-Oise)

Deux siècles d'instituteurs à Ollainville

Par instituteurs il faut entendre les maîtres ou maîtresses d'école, chargés de classe unique, puis les directrices ou directeurs qui ont assuré, outre leurs taches pédagogiques, l'administration des écoles communales du Centre, une longue chaîne de 1794 à nos jours, avec une lacune dans nos informations de 1796 à 1805 : 29 enseignants dont 12 femmes, la première apparaissant en 1821.

1794-1796 (An 111 - An V) : FAVEREREAU, Antoine
Juillet 1805 : CHEVAU, Jean-Baptiste, 54 ans
16.3.1821 - 1822 : Mme CLAUSSE, Marie-Thérèse, femme Verney
1827 - 1833 : BEAUVAIS, Jean-François
3.6.1835 - 1852 : BARBARAUX, Jean-Aubin, né à Ollainville en 1789
1853 - 1856 : FOURNEUR, François, Désiré (22 ans en 1853
1856 - 1857 : LIEUTAUD, François, Ernest, 22 ans, installé le 15.5.1856
14.5.1857 : FESTARD, Louis, 21 ans (nommé à Egly, le 25.11.1857
10.5.1858 - 21.12.1858 : GRAS, Désiré, Alexandre, Théodule (démission le 21.12.1858)
22.12.1858 - 1861 : AUVERT, louis, Mathias
9.9.1861 - 1863 : FORTUNE, Jean, Mathias
1863 - 1.4.1867 : FAUQUEST, Oscar
1.4.1867 - 15.4.1885 : HURRIER, Vincent, Polycarpe
15.3.1885 - 1.10.1896 : GUIBOUT, Louis, Auguste
1.10.1896 - 3.4.1914 : PETIT, Albert, Paul, prend sa retraite. II est l'auteur d'une monographie sur Ollainville, précieux tableau de la vie locale d'alors.
24.4.1914 - 29.5.1916 : FORTUIT nommé à Avrainville le 29.5.1916
6.6.1916 - 1.10.1921 : Mme JUBE
1.10.1921 : Mme MORIN, de Savigny à Ollainville
30.12.1921 - 31.12.1925 : Mme VALLET, Félicie
1.1.1926 - 1.10.1936 : Mlle LEGROS, Henriette, de la Seine à Ollainville, devenue Mme GACHELIN le 18.8.1928.

Éclatement en 2 écoles (1-10-1936)

Garçons (Directeurs)
1936 au 1.3.1941 : Mlle ZAIGUE
1.3.1941 - Sept. 1967 : M. BEAUDELET, Arsène, Secrétaire de Mairie - Instituteur

Filles (Directrices)
1.10.1936 - 1.10.1942 : Mme GACHELIN dont le mari collaborateur notoire fut exécuté par la Résistance.
1.10.1942 - Sept. 1967 : M. SENASSON fut élu par ailleurs Maire d'Ollainville (1964 - 1977).

Regroupement des 2 écoles en 1 école mixte

En septembre 1967 (Directeurs)
1967 - 1973 : M. BEAUDELET, Arsène, retraité en 1973, M. Beaudelet continua à assurer les fonctions de secrétaire de mairie jusqu'en 1978.
12.9.1972 - 13.9.1974 : Mme DUGOUA, Lucienne, intérimaire
13.9.1974 - 13.9.1976 : Mme POULAIN
13.9.1976 - 10.9.1990 : Mme DUGOUA, Lucienne
10.9.90 à ce jour 1995 : Mme LE MAOUT

Création d'une école maternelle (1975)

1973 à 1975 : Mme CRETTEZ
1975 à 1991 : Mme TRIEUX
1991 à ce jour 1995 : Mme DELOGES

L'école de La Roche Créée en 1938

Réclamée à corps et à cris par la population du hameau l'école de La Roche ne fut créée que tardivement. Son inauguration en 1938 fut particulièrement mouvementée et donna lieu à l'affrontement des partisans et des adversaires du Front populaire. L'anecdote ne manque pas de piquant. Qu'on en juge !

Les anciens du hameau relatent ainsi l'événement : l'inauguration fixée, le député "rouge" issu des élections législatives de 1936, un certain Le Corre (P.C.F.), avait annoncé sa présence à la cérémonie, il lui revenait donc, personnalité la plus éminente, de procéder au discours et aux gestes symboliques de l'ouverture, couper le ruban tricolore, offrir des fleurs à la directrice Madame RIVIÈRE.

Afin d'éviter cet "outrage" dans un village singulièrement conservateur, Ernest PETIT, Maire, convoqua un Sénateur de Seine-et-Oise, lequel aurait eu la primauté sur le Député. Ce qui fut considéré comme une provocation par les partisans de la gauche locale, qui s'organisèrent pour déjouer la manœuvre. Sous la conduite de Georges TROUVÉ, Conseiller municipal, Ferdinand DOTEAU et Achille CHALOT, figures marquantes du hameau, ils décidèrent de "squatter" l'inauguration.

Arrivés peu avant l'heure dite ils s'emparèrent des fleurs et des ciseaux et procédèrent à la cérémonie... à la barbe du Sénateur et du Maire, médusés. Les habitants du hameau, avertis d'une éventuelle algarade, étaient prudemment restés chez eux...

Cet épisode resta longtemps une des plus joyeuses pages des chroniques locales.

Douze directrices ou directeurs en ont assuré l'administration jusqu'à nos jours (1995), dont 7 institutrices.

École du château de la Roche
1.10.1933 - 1.10.1936 : Mlle DUCLOS
1.10.1936 - 1.10.1938 : Mlle POLLARD

Nouvelle école unique de La Roche (1938)
1938 - 1942 : Mme RIVIÈRE née Manta
1942 - 1957 : M. SENASSON, René, élu Maire d'Ollainville de 1964 à 1977

Éclatement en 2 écoles en 1957
Garçons
1.10.1957 - 1.10.1959 : M. ROUX, Guy
1.10.1959 - 1.10.1960 : M. ABECASSIS
1960 - 1972 : M. SOLOVIEFF, Georges

Filles
1957 - 1959 : Mme ROUX, Madeleine, née Damien
1.10.1959 - 1.10.1960 : Mme ABECASSIS
1960 - 1972 : Mme SOLOVIEFF, Odette, née Maison

École mixte en 1972
1972 - 1986 : Mme SOLOVIEFF, Odette
1986 à ce jour 1995 : Mme GAY

L'évolution des écoles d'Ollainville

On mesurera l'évolution récente des effectifs des écoles publiques d'Ollainville, à travers ces quelques chiffres :

École primaire du Centre :

1967 - 1968 : 3 classes primaires
1968 - 1969 : 3 classes primaires, 1 classe enfantine
1969 - 1970 : 4 classes primaires, 1 classe enfantine
1970 - 1971 : 4 classes primaires, 2 classes enfantines
1978 - 1979 : 7 classes - 179 élèves
1979 - 1980 : 6 classes - 155 élèves
1980 - 1981 : 6 classes - 143 élèves
1981 - 1982 : 6 classes - 152 élèves
1982 - 1989 : Non relevé
1989 - 1990 : 9 casses - 242 élèves
1990 - 1991 : 10 classes - 249 élèves
1991 - 1992 : 9 classes - 224 élèves
1992 - 1993 : 8 classes - 202 élèves
1993 - 1994 : 8 classes - 186 élèves

École maternelle du Centre

1978 - 1979 : 3 classes - 93 élèves
1979 - 1980 : 3 classes - 86 élèves
1980 - 1981 : 3 classes - 95 élèves
1981 - 1982 : 3 classes - 100 élèves
1982 - 1989 : Non relevé
1989 - 1990 : 4 classes 120 élèves
1990 - 1991 : 5 classes - 136 élèves
1991 - 1992 : 5 classes - 122 élèves
1993 - 1994 : 4 classes - 99 élèves


École primaire de La Roche

1936 - 1978 : Non relevé
1978 - 1979 : 2 classes - 47 élèves
1979 - 1980 : 2 classes - 49 élèves
1980 - 1981 : 4 classes - 97 élèves
1981 - 1982 : 4 classes - 97 élèves
1982 - 1989 : Non relevé
1989 - 1990 : 5 classes - 118 élèves
1990 - 1991 : 5 classes - 112 élèves
1991 - 1992 : 5 classes - 113 élèves
1992 - 1993 : 5 classes - 116 élèves
1993 - 1994 : 5 classes - 121 élèves

École maternelle de La Roche

1989 - 1990 : 3 classes - 84 élèves
1990 - 1991 : 3 classes - 71 élèves
1991 - 1992 : 3 classes - 66 élèves
1992 - 1993 : 3 classes - 66 élèves
1993 - 1994 : 3 classes - 71 élèves


L'école dans les "communs"

 Rue du château à La Roche
Cette carte postale représente l'entrée du château de La Roche (aujourd'hui rue du Château).
Au premier plan une buvette-épicerie aujourd'hui disparue.

Entre l'entrée et la boutique se trouvait un modeste local dépendant du Château où furent hébergés de 1933 à 1938 les premiers écoliers du hameau. Avant 1933, les enfants de La Roche devaient fréquenter l'école du Centre.

Les routes étaient fort heureusement, plus sûres qu'aujourd'hui. Mais tout aussi longues...



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Source :
Pages d'histoire à Ollainville "Un village de l'Essonne à travers les siècles" par Georges SOLOVIEFF, avec son aimable autorisation.
Page réservée à un usage personnel ou pédagogique et non commercial.
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